Présenter les solutions au public
Au cours d’une conférence de presse tenue le 18 mars, la Fédération a lancé une vidéo intitulée Traitement 20 pour expliquer les effets qu’aura le projet de loi no 20 s’il est adopté ainsi que les solutions de remplacement qu’elle préconise.
La vidéo de douze minutes donne la parole à cinq médecins de famille venant de différentes régions du Québec. Chacun leur tour, ils se prononcent sur le projet de loi destiné à favoriser entre autres l’accès aux services de médecine de famille. « Il y a là une approche arithmétique qui fait fi de ce qu’est la santé, de ce qu’est la maladie et de ce qu’est la relation d’un médecin de famille avec son patient », indique par exemple le Dr Sylvain Dion, omnipraticien à Lac-Etchemin. Les omnipraticiens interviewés parlent également des conséquences de l’éventuelle loi sur leur pratique. Ils sont inquiets. La Dre Geneviève Côté, médecin de famille spécialisée dans la dépendance et ses maladies concomitantes, sait qu’elle ne pourra pas prendre 450 patients de plus comme ceux qu’elle suit déjà.
Les cliniciens expliquent ensuite les solutions qui leur semblent intéressantes : la possibilité d’effectuer plus d’activités en cabinet, l’Accès adapté, la collaboration interprofessionnelle, l’informatisation et les supercliniques. « Les gens qui vont en médecine de famille le font par choix. Ils le font parce qu’ils ont envie d’accompagner les personnes, de les écouter, de comprendre leur réalité et une approche par numéro, par quotas et par temps limité ne correspond pas à ce qu’est notre profession », indique le Dr Mathieu Pelletier, de Joliette.
Des publicités de quinze et de trente secondes sont actuellement diffusées sur le Web et à la télévision.
À la veille de la présentation de son mémoire sur le projet de loi no 20 à la Commission de la santé et des services sociaux, la FMOQ a expliqué en détail aux journalistes les solutions qu’elle prône pour accroître l’accès à la première ligne. « Ces mesures sont pour nous garantes de succès puisqu’elles ont reçu l’accueil favorable et l’engagement d’un nombre très important de médecins de famille, a expliqué le Dr Louis Godin, président de la Fédération. Au cours des dernières semaines – et c’est une des raisons pour lesquelles on a tardé à les soumettre –, nous les avons validées avec nos membres. Nous sommes certains d’un engagement très majoritaire de l’ensemble de nos membres à ces solutions-là. » Pour le président, l’adhésion des omnipraticiens à son plan en assure le succès.
Le projet de loi no 20, à l’opposé, n’offre pas ces garanties. « Il est basé sur l’obligation, la coercition et les pénalités, approche malheureusement souvent utilisée envers les médecins. L’expérience nous montre qu’elle ne donne jamais les résultats escomptés. » //