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Prix coup de cœur 2025 du Médecin du Québec
La durée des traitements antibiotiques : plus court, c’est mieux

Maxime Johnson | 17 septembre 2026

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Les traitements antibiotiques sont encore souvent prescrits plus longtemps que nécessaire, même si des durées plus courtes sont tout aussi efficaces pour plusieurs infections courantes. C’est le sujet de l’article « La durée des traitements antibiotiques – Plus court, c’est mieux ! » de la pharmacienne Annie Routhier, gagnante du prix Coup de cœur 2025 du Médecin du Québec, décerné pour le texte le plus apprécié de l’année par les lecteurs.

Le sujet était tout naturel pour la pharmacienne. Désormais établie au Yukon, Mme Routhier a travaillé pendant cinq ans en antibiogouvernance au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), où les interventions visant à optimiser la durée des traitements faisaient partie de son quotidien. « Beaucoup de nouvelles données ont été publiées sur le sujet, ce qui en fait un thème d’actualité », explique-t-elle.

Pendant longtemps, la durée des antibiothérapies reposait davantage sur des habitudes que sur des données scientifiques robustes. Des traitements de 7 ou de 14 jours ont notamment été adoptés en partie parce qu’ils correspondaient à une durée d’une ou deux semaines.

« Il y a un changement de paradigme entre les pratiques du passé, un peu basées sur des mythes, et les données actuelles, robustes et favorables aux courtes durées de traitement », souligne Annie Routhier. Malgré ces données, les traitements trop longs demeurent fréquents en pratique, constate-t-elle.

Son article, publié dans le numéro de décembre 2025, porte notamment sur différentes infections courantes, comme la pneumonie extrahospitalière et la cellulite, pour lesquelles un traitement d’environ cinq jours peut souvent suffire lorsque l’évolution clinique est favorable. Elle y aborde également certaines infections intra-abdominales compliquées, où quatre jours d’antibiothérapie peuvent être suffisants après un contrôle adéquat de la source.

Au-delà des durées précises, Annie Routhier souhaite surtout transmettre un principe simple : réduire une antibiothérapie, même d’une seule journée, peut avoir son importance. « Chaque jour épargné, chaque jour en moins d’exposition à un antibiotique, ça compte pour diminuer les risques qui y sont associés. Chaque effort est important », insiste-t-elle.