Régimes végétariens et risque de cancer
British Journal of Cancer
Selon une analyse combinée de neuf études prospectives regroupant 1,8 million d’adultes, les associations entre le régime alimentaire et le risque de cancer varient selon le type de cancer.
Comparativement aux mangeurs de viande, les consommateurs de volaille présentent, par exemple, un risque plus faible de cancer de la prostate (rapport des risques instantanés [RRI] : 0,93), tandis que les piscivégétariens présentent des risques plus faibles de cancer colorectal (RRI : 0,85), de cancer du sein (RRI : 0,93) et de cancer du rein (RRI : 0,73). L’alimentation végétarienne est quant à elle associée à des risques plus faibles de cancers du pancréas (RRI : 0,73), du sein (RRI : 0,91), de la prostate (RRI : 0,88), du rein (RRI : 0,72) et de myélome multiple (RRI : 0,69). Les végétariens présentent toutefois un risque plus élevé de carcinome épidermoïde de l’œsophage (RRI : 1,93), tandis que l’alimentation végane – moins représentée dans les études – est associée à un risque accru de cancer colorectal (RRI : 1,40).
Dunneram Y, Lee JY, Watling CZ et coll. Vegetarian diets and cancer risk: pooled analysis of 1.8 million women and men in nine prospective studies on three continents. Br J Cancer. 2026. DOI : 10.1038/s41416-025-03327-4
Triage par l’IA : des performances inégales
Nature Medicine
ChatGPT Health, un outil d’intelligence artificielle (IA) lancé aux États-Unis par OpenAI au début de l’année 2026, présente des limites importantes pour le triage médical, d’après un test structuré reposant sur 60 vignettes couvrant 21 domaines cliniques.
Même si les cas les plus clairs ont été correctement évalués par l’IA, 52 % des cas d’urgence servant de normes de référence ont été sous-triés, avec des recommandations retardant la prise en charge d’affections graves. Les recommandations étaient aussi influencées par des biais contextuels : lorsque l’entourage minimisait les symptômes, la probabilité d’un triage moins urgent augmentait (RC : 11,7).
Ramaswamy A, Tyagi A, Hugo H et coll. ChatGPT health performance in a structured test of triage recommendations. Nat Med. 2026. DOI : 10.1038/s41591-026-04297-7
Statines et effets indésirables : un risque souvent surestimé
The Lancet
Les effets indésirables attribués aux statines dans les monographies semblent surestimés, selon une méta-analyse de 23 essais cliniques à répartition aléatoire regroupant 154 664 participants. Sur 66 effets potentiels analysés, seuls quatre étaient associés de façon significative au traitement : anomalies des enzymes hépatiques (risque relatif [RR] : 1,41), autres anomalies des tests hépatiques (RR : 1,26), altérations de la composition urinaire (RR : 1,18) et œdème (RR : 1,07). Les différences absolues par rapport aux groupes témoins demeuraient toutefois très faibles (moins de 0,1 % par année).
Aucune association significative n’a été observée pour la majorité des effets souvent évoqués, dont les troubles cognitifs, la dépression, les troubles du sommeil ou la neuropathie périphérique. Les auteurs estiment que ces résultats remettent en question certaines informations présentes dans les feuillets explicatifs des médicaments, susceptibles d’induire en erreur les patients et les cliniciens.
Cholesterol Treatment Trialists' (CTT) Collaboration. Assessment of adverse effects attributed to statin therapy in product labels: a meta-analysis of double-blind randomized controlled trials. Lancet. 2026. DOI : 10.1016/S0140-6736(25)01578-8
Activité physique après un diagnostic de cancer et mortalité
JAMA Network Open
Une activité physique modérée à vigoureuse après un diagnostic de cancer est associée à une diminution du risque de mortalité liée à cette maladie (suivi moyen de 10,9 ans), selon une analyse combinée de six cohortes regroupant 17 141 survivants de cancers de la vessie, de l’endomètre, du rein, du poumon, de la cavité orale, de l’ovaire ou du rectum. Même de faibles niveaux d’activité (de 0 à 7,5 MET-h/semaine, mesurés en moyenne 2,8 ans après le diagnostic) étaient associés à une diminution du risque pour certains cancers, notamment de la vessie (rapport des risques instantanés [RRI] : 0,67), de l’endomètre (RRI : 0,62) et du poumon (RRI : 0,56).
Par ailleurs, chez les survivants du cancer du poumon et du rectum, atteindre les recommandations d’activité physique après le diagnostic est associé à une diminution du risque de mortalité (RRI : 0,58 et 0,51), même lorsque la cible n’était pas atteinte au préalable.
Rees-Punia E, Teras LR, Newton CC et coll. Leisure-time physical activity and cancer mortality among cancer survivors. JAMA Netw Open. 2026. DOI : 10.1001/jamanetworkopen.2025.56971