À la fois médecin de famille, chercheure, enseignante, vulgarisatrice et gestionnaire, la Dre Marie-Dominique Beaulieu contribue depuis plusieurs décennies à l’avancement de la médecine de famille au Québec. Son parcours inspirant lui a valu le prix Rayonnement et Engagement au dernier congrès des membres de la FMOQ.
« Quand je pense à la Dre Marie-Dominique Beaulieu, je pense à sa capacité de relier le terrain, la recherche, la réflexion et la vision. Je pense aussi à sa crédibilité, à sa rigueur et à sa constance au fil du temps », a souligné le Dr Marc-André Amyot, président de la FMOQ, lors d’une allocution au congrès des membres.
La médecine de famille a été le point d’ancrage de la lauréate tout au long de son parcours.« La chose qui m’a le plus comblée, c’est d’être médecin de famille », a affirmé la Dre Beaulieu.
Son engagement a pris plusieurs formes au cours de sa carrière. La Dre Beaulieu a exercé en clinique, enseigné, dirigé le Département de médecine de famille et de médecine d’urgence de l’Université de Montréal, et présidé le Collège des médecins de famille du Canada. Elle a aussi participé à la création de la Chaire Docteur Sadok Besrour en médecine familiale de l’Université de Montréal, dont elle a été la première titulaire, et mené le premier projet de recherche sur l’implantation des GMF au Québec.
Ses pairs retiennent aussi son influence sur la relève. « C’est en grande partie grâce à elle que je me suis lancé dans une carrière universitaire », a affirmé le Dr Philippe Karazivan dans une vidéo de présentation en l’honneur de la Dre Beaulieu. La Dre Géraldine Layani a pour sa part souligné qu’elle l’avait convaincue qu’on pouvait « faire une différence » grâce à la recherche.
La Dre Beaulieu s’inquiète toutefois du manque de relève en recherche en médecine de famille au Québec. « La recherche, c’est existentiel pour une discipline », rappelle-t-elle.
Malgré ce défi, la Dre Beaulieu reste toutefois optimiste. Elle observe « un renouveau », porté par de jeunes médecins qui s’impliquent dans des projets avec la communauté, dans l’intersectoriel et dans les partenariats. « Si j’étais plus jeune, je recommencerais », a-t-elle lancé.
