Les prochaines semaines marqueront une étape importante pour la médecine de famille. Après plusieurs années de travaux, nous arrivons à la phase finale du paramétrage du nouveau mode de rémunération composé. Viendront ensuite la détermination des quantums, puis l’opérationnalisation du modèle par la RAMQ.
Je sais que plusieurs d’entre vous attendent avec impatience l’aboutissement de ces travaux. C’est bien normal. Il s’agit d’un changement important qui doit être mis en œuvre avec rigueur et attention.
Dès que les derniers éléments auront été confirmés, vous en serez les premiers informés. En bons médecins que nous sommes, nous préférons vous transmettre des informations complètes et fiables plutôt que des paramètres susceptibles d’évoluer encore. Comme tout changement de cette ampleur, ce nouveau modèle nécessitera sans doute des ajustements. Notre rôle sera de veiller à ce que ces ajustements répondent aux réalités de votre pratique.
Nous travaillons déjà à l’élaboration d’outils qui vous permettront de mieux comprendre les répercussions du nouveau modèle sur votre réalité : webinaires explicatifs, foire aux questions et, lorsque les quantums seront connus, simulateur de rémunération. Notre engagement demeure clair : vous informer avec transparence et vous accompagner tout au long de cette transition.
Venez échanger avec nous !
Dès septembre, nous aurons aussi l’occasion de nous retrouver. Du 11 septembre au 20 novembre, les 18 associations régionales et sectorielles de la FMOQ tiendront chacune leur assemblée générale annuelle.
Au-delà des obligations statutaires, ces rencontres constituent un moment privilégié pour échanger directement avec vos représentants régionaux et fédératifs sur les dossiers qui façonneront les prochains mois.
Le nouveau mode de rémunération composé y occupera évidemment une place centrale. Nous souhaitons vous présenter les travaux en cours, entendre vos préoccupations et répondre à vos questions, car ces échanges guideront nos prochaines représentations.
Je vous encourage sincèrement à participer à votre assemblée générale. Dans une période où autant de changements se dessinent, rien ne remplace les échanges directs. Votre présence et vos questions nous aident à mieux vous représenter.
La Fédération aura encore besoin de vous
À la fin du mois d’août s’amorcera la campagne électorale québécoise. Pour la médecine de famille, ce sera une occasion à ne pas laisser passer.
Depuis plusieurs années, la FMOQ porte un message clair : le principal défi de la première ligne est la pénurie de médecins de famille, faute d’attractivité. Plus de 2000 médecins manquent actuellement au Québec, et, cette année encore, 100 postes de résidence en médecine de famille sont demeurés vacants.
Pourtant, le débat public s’attarde encore trop souvent aux conséquences plutôt qu’aux causes du problème. Lorsque le diagnostic est incomplet, les solutions proposées risquent elles aussi de rater leur cible.
Les candidates et candidats doivent comprendre que l’amélioration de l’accès aux soins passe d’abord par une médecine de famille plus attractive, capable d’attirer la relève et de retenir les médecins déjà en pratique. Autrement, les mêmes problèmes continueront d’appeler les mêmes mauvaises réponses.
Pour y parvenir, la Fédération aura encore besoin de vous. Votre crédibilité sur le terrain est notre plus grand atout pour orienter le débat public. Personne n’est mieux placé que les médecins de famille pour expliquer les réalités de la première et de la deuxième ligne, qu’ils vivent au quotidien.
C’est pourquoi nous avons fourni à vos présidents d’associations des outils leur permettant de rencontrer les candidates et candidats partout au Québec au cours de la campagne électorale. Je vous encourage toutes et tous à vous coordonner avec vos associations si vous souhaitez mettre l’épaule à la roue. Du côté de la Fédération elle-même, nous avons transmis des informations aux différents chefs et critiques en santé des partis politiques et continuons de les solliciter pour des entretiens.
Saisissez chaque occasion qui se présente d’échanger avec les candidates et candidats de votre circonscription. Ces échanges contribueront à mieux faire comprendre les véritables enjeux de la médecine de famille.
L’an dernier, notre mobilisation nous a permis de défendre notre profession dans un contexte particulièrement difficile. Cette année, le défi est différent, mais tout aussi important. Si nous voulons que les prochains élus proposent de meilleures solutions, nous devons d’abord nous assurer qu’ils comprennent le véritable problème.
Parce que, tout comme en médecine, les bonnes solutions commencent toujours… par le bon diagnostic.