Formation continue

À titre de médecin de famille, vous avez régulièrement le privilège de voir vos petits patients devenir grands. Toutefois, la transition de l’enfance à l’âge adulte n’est pas toujours de tout repos, que ce soit pour les enfants, les parents... ou les cliniciens !

Bien que la puberté suive habituellement une séquence logique et programmée, il arrive que les changements pubertaires se démarquent de la norme : trop tôt, trop tard ou même dans le désordre ! Partons à l’abordage de la thélarche et de la pubarche précoces ! Aujourd’hui, trois familles viennent vous rencontrer afin vous faire part de leurs inquiétudes quant à la puberté : « Docteur, mon enfant est-il normal ? »

L’apparition prématurée des signes cliniques de puberté peut inquiéter bien des parents et constituer un signal d’alarme d’un problème sérieux sous-jacent, surtout chez le garçon. Comment bien aborder cette situation et quand devrait-on s’en inquiéter ?

3. Un poil en retard

le retard pubertaire

Isabelle Rousseau-Nepton  |  2021-03-30

Vous voyez Hugo, 14 ans, pour une absence de développement pubertaire. Sa taille est inférieure au 3e percentile, et sa vitesse de croissance dans la dernière année est de 4 cm. Il est au stade de Tanner 1 pour la pilosité pubienne tandis que ses testicules ont un volume inférieur à 4 ml (2,5 cm). Quels examens initiaux allez-vous lui prescrire ? Est-ce qu’une induction pubertaire est indiquée chez ce patient ?

4. L’aménorrhée primaire

quand les règles ne suivent pas la règle

Julie Gagné et Maude Millette  |  2021-03-30

Sophie, 15 ans, vous consulte, car elle n’est toujours pas menstruée. Elle est inquiète, car sa mère et sa sœur ont eu leurs premières règles à 12 ans. De plus, sa tante paternelle est atteinte d’infertilité. Sophie est une jeune fille sportive en bonne santé. Souffre-t-elle d’aménorrhée primaire ? Si oui, quelle sera votre prise en charge ?

Les saignements vaginaux abondants (anciennement appelés ménorragies) constituent un symptôme gynécologique fréquent à l’adolescence, touchant de 30 % à 40 % des adolescentes1-3. De plus, jusqu’à 90 % d’entre elles peuvent se plaindre de dysménorrhée de modérée à grave dans de 30 % à 50 % des cas4,5. Comment intervenir devant ces problèmes ?

Les intoxications

Dre Maude St-Onge  |  2021-03-04

Selon le rapport annuel du Centre antipoison du Québec, l’organisme a traité en moyenne 48 870 cas par année de 2008 à 2019. Les appels proviennent du public à 66 % et des professionnels de la santé à 34 %. Parmi les patients soignés en centre hospitalier, 9 %, soit 4 398, ont présenté des effets modérés ou graves, et 42 sont décédés.

1. Un appel au centre antipoison

l’évaluation initiale du risque toxicologique

Guillaume Lacombe et Joannie Leblanc  |  2021-03-04

Une dame de 52 ans arrive à l’urgence. Il y a environ une heure trente, elle aurait tenté de se suicider en ingérant une quantité inconnue de comprimés de lorazépam, de diphénydramine, d’amitriptyline et d’acétaminophène. Elle est éveillée et collabore aux soins. Après une évaluation médicale, vous décidez d’appeler le Centre antipoison du Québec pour obtenir une assistance pour la prise en charge. Êtes-vous prêts à répondre à l’ensemble des questions du personnel infirmier du centre antipoison ?

2. Les alcools toxiques

comment se sortir du trou

Audrée Elliott  |  2021-03-04

Tous les alcools peuvent être toxiques, même l’éthanol, puisque, pour paraphraser Paracelse, c’est la dose qui fait le poison.